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Les premières démarches

Le logement du locataire défunt

Le conjoint du locataire est considéré comme locataire même s’il n’a pas signé le bail (principe de co-titularité du bail) dès lors que le logement est à usage d’habitation et qu’il constitue le domicile du couple.

De plus, le bail peut être transmis à certaines personnes énumérées par la loi et sous certaines conditions :

  • Les descendants qui vivaient avec lui depuis au moins un an à la date du décès,
  • Le partenaire lié au locataire par un pacs,
  • Les ascendants, concubin notoire ou les personnes à charge du défunt qui vivaient avec lui depuis au moins un an à la date du décès.

En cas de demandes multiples (un conjoint et un enfant d’une première union par exemple), le juge se prononcera en fonction des intérêts en présence.

En cas d’arriéré de loyer, le transfert du bail n’implique pas le transfert des dettes (l’arriéré du loyer du défunt doit être réclamé à la succession).

A défaut de personnes pouvant bénéficier de cette transmission, le contrat de location est résilié de plein droit par le décès du locataire. Il y a reprise du local par le propriétaire.

Les héritiers ont intérêt à libérer au plus vite le logement car le propriétaire est en droit de réclamer une indemnité d’occupation.

En revanche, le propriétaire n’a pas le droit de disposer lui-même des meubles du défunt. Il doit s’adresser au Tribunal d’instance pour avoir une autorisation d’enlever les meubles (délai d’un mois en général).

Le notaire

S’il n’y a ni bien immeuble, ni testament, ni donation, l’intervention d’un notaire n’est pas obligatoire.

S’il est saisi d’une succession, il règle l’ensemble des formalités obligatoires et établit notamment :

  • Le certificat de propriété (certificat de mutation) qui permet de retirer les fonds sur un compte bancaire ou postal (sommes inférieures à 5500 euros)
  • L’acte de notoriété qui permet de justifier de la qualité d’héritier vis-à-vis des tiers ou de l’administration
  • L’attestation immobilière destinée à être publiée aux hypothèques pour la transmission des immeubles.

Il se charge également de prévenir les banques et de rédiger la déclaration de succession destinée à l’administration fiscale.

Il n’est pas nécessaire d’effectuer de déclaration si l’actif est inférieur à 3000 euros.

Les comptes bancaires ou postaux

S’il s’agit d’un compte joint entre époux, le conjoint survivant peut toujours utiliser le compte puisqu’il en est co-titulaire (sauf si les autres héritiers s’y opposent).

S’il s’agit d’un compte ouvert au nom du défunt, les sommes sont, en principe, bloquées jusqu’au partage.

Pour débloquer les sommes lorsque l’avoir global est supérieur à 5335 euros, les héritiers doivent fournir un certificat de propriété établi par le notaire.

Si les sommes sont inférieures, un certificat d’hérédité peut être suffisant (délivré par la mairie sans frais).

Attention. Le maire ou les services communaux ne sont pas obligés de fournir ce certificat d’hérédité. Dans ce cas, les intéressés doivent demander au notaire un certificat de propriété ou une attestation notariée ou encore un acte de notoriété.

L’existence de contrats d’assurance-vie

Toute personne peut adresser à l’organisme AGIRA (1 rue jules Lefebvre 75431 Paris Cedex 09), une demande sur l’existence éventuelle d’un contrat souscrit à son profit par le défunt.

Par ailleurs, les assurances sont désormais tenues d’informer les bénéficiaires des contrats qu’elles conservent dès qu’elles sont informées du décès de l’assuré.

Les sommes qui n’ont pas été réclamées après un délai de 30 ans suivant le décès de l’assuré sont acquises par l’Etat.

Le véhicule du défunt

Il fait partie de la succession comme les autres biens, il se trouve donc en indivision entre les héritiers : il est préférable de régler rapidement l’attribution du véhicule.

S’il y a plusieurs héritiers, ces derniers doivent signer une lettre de désistement en faveur de celui qui demande l’immatriculation. Cette lettre de désistement peut être remplacée par un certificat du notaire constatant l’accord des cohéritiers d’attribuer le véhicule à l’un d’entre eux.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du CDAD.

Dernière modification le 6 juillet 2015

 

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